Twittorama #3 : Genre sur le marché du JV, Mata Atari et un Game Over pour Microsoft ?

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Qu’est-ce qui a bien pu agiter les médias vidéoludiques hier ?

On commence par le marché des éditeurs et des consoles.

Atari Bankruptcy

La filiale américaine d’Atari a déposé le bilan afin de se détacher d’Atari S.A., la filiale française précédemment connu sous le nom d’Infogrames, qui l’a racheté en 2008. Derrière cette manoeuvre, Atari Inc., accompagnée des autres filiales implantées aux Etats-unis, souhaite prendre un nouveau départ en abandonnant l’édition de jeux sur support physique afin de se recentrer sur ses activités les plus lucratives, à savoir l’édition digitale et le licensing (autrement dit, la vente de la propriété intellectuelle). Dans un communiqué, l’entreprise a déclaré que cette manoeuvre lui permettait de se dégager (et surtout d’échapper) du bourbier financier dans lequel se trouve la filiale française.

Duel PS4 : Xbox

Et le duel continue. Dans un entretien accordé au Times, Kazuo Hirai, grand manitou de Sony, a laissé entendre  la possibilité de laisser Microsoft dégaîner sa console en premier sur le marché. Et on ne peut pas dire que ses arguments soient très convaincants. Sachant qu’il faut des années de développement pour une console, je doute sincèrement que l’entreprise nippone puisse apporter des améliorations importantes à sa prochaine machine ou qu’elle se permette de retarder sa sortie. Six ans, c’est quand même assez long, surtout lorsqu’un autre concurrent a l’air de plutôt bien s’en sortir pour le moment avec sa toute dernière offre (vous savez très bien de qui je parle).

D’ailleurs, aujourd’hui, Gameblog s’est plu à jouer les Cassandre. Voyez plutôt.

Fin de la Xbox pour Microsoft

Nintendo va-t-il arrêter de faire des consoles ?

C’est ce que j’appelle un duo gagnant. Selon le site MCVUK, un analyste américain aurait prédit la mort de Microsoft. Et qui en pâtirait le plus ? Le département Entertainment de la firme de Redmond, ce même département qui travaille sur la Xbox. La cause d’une telle déchéance ? L’inaptitude de l’entreprise à s’adapter aux changements que subit le marché. L’analyste va jusqu’à prédire que la division en question sera vendue au plus offrant de ses concurrents. Sony, ou même Barnes & Noble. Pour Adam Le Fataliste (Hartung de son petit nom), la firme de Redmond est déjà morte, et ni Steve Ballmer, son actuel PDG, ni aucun autre, ne pourra la sauver. J’en connais un qui a volontairement omis les derniers chiffres de ventes de la console afin que l’on parle de lui en ce jour le plus déprimant de l’année (apparemment).

Avec Nintendo, on reste dans la même veine. Les analystes ne lui prédisent pas encore un destin similaire à celui de Sega, c’est-à-dire dans la production unique de logiciels de jeux, tant que l’actuel président Satoru Iwata restera à la tête de l’entreprise. Toutefois, ils préconisent un changement dans sa stratégie de marketing et communication afin de soutenir les ventes de sa machine et de perdurer dans cette activité. Les analystes rappellent également que Nintendo s’est déjà lancé dans la vente de contenus dématérialisés, preuve en est avec la Wii, la 3DS et dorénavant la Wii U. Toutefois, on n’attend encore que la firme nippone change de politique quant à son licensing afin qu’il soit exportable sur d’autres systèmes et surtout moins dépendant du sien.

Genre et Sexisme

Le sexisme dans l’industrie du jeu vidéo. Un sujet battu et rebattu, à tel point qu’on finit par y croire, voire même pas du tout, c’est selon son opinion (encore faut-il s’en forger un). Gabrielle Toledano, vice-présidente exécutive d’Electronic Arts a un avis très tranché sur la question : « Si nous voulons que plus de femmes travaillent dans l’industrie des jeux, nous devons admettre que le problème n’est pas le sexisme. »

EA Sexism

Dans un article de Forbes, Toledano souligne que l’industrie du jeu vidéo est présentée comme plus sexiste que d’autres où la masse salariale est majoritairement masculine. Selon elle, rejeter la faute sur les hommes car ils ne créent pas une atmosphère de travail attrayant pour les femmes est une excuse bidon. Bien qu’elle ne prenne pas le sexisme à la légère, elle explique que la principale raison pour laquelle on compte peu de femmes dans cette industrie, c’est qu’il n’y a suffisamment pas assez de femmes à embaucher, surtout en ingénierie. Gamasutra souligne que les propos de Toledano sont en contradiction avec ceux des femmes de cette même industrie qui ont exprimées leurs inquiétudes quant au sexisme et au harcèlement qui y sévit à travers le hashtag #1ReasonWhy l’année dernière.

Gender in game storytelling

Le lien présenté dans le tweet ci-dessous mène à une vidéo d’environ une heure dans laquelle trois critiques de l’industrie vidéoludique, à savoir Mattie Brice, Jenn Franl et Leigh Alexander abordent la question du genre dans le jeu vidéo, mais également la représentation, entre autres, des minorités, des relations amoureuses ou des genres, les expériences vidéoludiques aliénantes, etc. L’un des nombreux arguments avancés est que la représentation étroite de la diversité dans les jeux émane justement d’un manque de diversité au sein des équipes de développement.

Torso week to gay planet

Gamasutra on a high roll. Il s’agit en fait d’une sélection de réactions à des annonces qui ont eu cours la semaine dernière, des annonces pour le moins polémique. Pêle-mêle : la colère et l’incompréhension des joueurs lorsqu’ils ont appris que le jeu leur permettait de vivre des histoires d’amour gays et lesbiennes dans Star Wars: The Old Republic seulement après paiement du droit d’accès à ce contenu et non comme un élément inclusif au jeu, un appât en forme du buste féminin ensanglanté pour attirer le zombie moyen en manque de vie, les grandeurs et décadences des salles d’arcade américaine, les réactions aux commentaires de Gabrielle Toledano sur le sexisme dans l’industrie du jeu vidéo (voir précédemment) ou encore les financements du gouvernement de Barack Obama pour une étude sur les liens de causalité entre le jeu vidéo et la violence, bien que ce ne soit pas la première du genre.

Vaste programme.

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Retour sur la campagne de Luigi’s Mansion 2

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Luigi revient dix ans plus tard pour chasser le fantôme. Présenté l’année dernière à l’E3 à Los Angeles, Luigi’s Mansion 2 (ou Luigi’s Mansion Dark Moon dans sa version anglophone), la suite du premier volet de la franchise, était attendu depuis longtemps par les fans du plombier froussard. Et Nintendo place beaucoup d’espoir dans cette suite. Lire la suite

Xperia Z : Le savoir-faire de Sony en un smartphone

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Au début du mois de mars, Sony a diffusé une publicité française pour son tout dernier smartphone : Xperia Z. Je dois avouer que je suis particulièrement fan de ce spot TV aux couleurs nostalgiques : le Walkman, la première Playstation… Sony fait un clin d’oeil à toutes ces innovations qui ont conquis le public dans divers domaine depuis la fin des années 70. La marque a choisi parmi ce qu’il fait de mieux et condense toutes ces expériences dans un magnifique produit. Lire la suite

Microsoft favorable au mariage gay

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C’est une nouvelle page qui se tourne pour les services de messagerie de Microsoft. Après Live Messenger, la firme de Redmond a décidé de se passer du célèbre Hotmail et de le remplacer par Outlook.com, son nouveau service de messagerie. Et Microsoft rend la chose un peu plus officiel dans sa nouvelle pub dans laquelle elle en profite pour prendre position sur le mariage gay. Lire la suite

Luigi’s Mansion 2 : le retour du Ghostbuster

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Des lustres qu’on l’attendait. Nintendo a annoncé l’année dernière une suite à Luigi’s Mansion, sorti sur GameCube en 2002 en Europe. Mais contrairement à son prédécesseur, ce nouvel opus sortira sur la dernière console portable de Nintendo, la 3DS. Lire la suite

Twittorama #3 : Genre sur le marché du JV, Mata Atari et un Game Over pour Microsoft ?

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Qu’est-ce qui a bien pu agiter les médias vidéoludiques hier ? Lire la suite

Twittorama #2 : Crash Bandicoot, Playstation TV, 3DS, Jeux vidéo + Porno ?

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Qu’est-ce qui a bien pu se passer cette semaine dans la twittosphère vidéoludique ? Crash Bandicoot ferait peut-être un come-back… avec un lifting assez conséquent. Le marsupial aurait pris un sacré coup de jeune et des stéroïdes dans les bras. Jugé plutôt la photo ci-dessous. Un poster de Crash dans les studios Vicarious Visions, les développeurs de la franchise à succès Skylanders. De là à imaginer qu’après Spyro et son air juvénilement féroce, Crash fasse partie du casting du jeu, il n’y a qu’un pas. Lire la suite